La Chine , Le tout début.... le Kung Fu Wushu

La Chine , Le tout début.... le Kung Fu Wushu
Tout d'abord, Il convient de préciser que le mot Kung-fu en chinois, n'a pas de rapport direct avec les arts martiaux. Il peut se traduire de différentes façons suivant le contexte. Mais on retrouve toujours les notions de temps (durée) et de maîtrise. Autrement dit, le Kung-fu dans son sens premier c'est un art qui demande des années pour être maîtrisé. Le mot désigne également la réalisation, l'accomplissement ou la volonté de l'homme, l'effort humain, la maîtrise d'un art. On dira par exemple d'un cuisinier très habile qu'il possède le Kung-fu. Enfin le mot Kung-fu s'emploie aussi dans l'idée d'exercice ou de technique. En fait, quand les occidentaux parlent du Kung fu, il s'agit plutôt du Wu-shu, mot chinois, qui signifie arts martiaux.
Après sa création en 1911, la République de Chine adopta officiellement le terme de Guo-shu, ou arts nationaux. Lorsque Mao Tsé Toung prit le pouvoir, en 1949, Chang Kai Tchek et ses partisans se réfugièrent dans l'île de Taïwan. La Chine Populaire décida par la suite d'employer le mot Wu-shu pour désigner les arts martiaux chinois. Voilà pourquoi, à Taïwan, on parlera de Kuo-shu, alors que les gens de Pékin utiliseront le terme de Wu-shu. Simple n'est-ce pas ?

Avant la dynastie des Qing (prononcé TCHING), nous avons conservé peu de traces d'arts ayant un rapport direct avec les pratiques martiales chinoises d'aujourd'hui.
Les principaux embranchements sont nés de la diversification du Wushu sous les Qing. Une terminologie est apparue dans les traités de la dynastie Ming.

La distinction la plus intéressante est celle qui oppose "l'école externe" (waijia), considérée d'obédience bouddhiste en raison de son rattachement au monastère Shaolin, et de "l'école interne" (neijia) d'obédience taoïste dont le berceau mythique serait le mont Wudang (montagne sacrée). Shaolin et Wudang, symboles d'une opposition proverbiale entre d'une part une pratique fondée sur la puissance musculaire et d'autre part l'application au combat de principes stratégiques et énergétiques considérés supérieurs. Le Dictionnaire cihui la résume ainsi: "Le travail "interne" (neigong) préserve la tranquillité au sein du mouvement et insiste sur la défense alors que le travail "externe" (waigong) se fonde sur l'action qui se manifeste par l'attaque". Si les écoles martiales du courant externe plongent pour la plupart d'entre elles leurs racines dans les associations de boxeurs du monde rural et s'appuient sur une transmission orale, l'ensemble des théories qui sous-tendent la pratique de l'école interne repose sur des écrits de lettrés de la dynastie Qing:

-le Wang Zhengnan muzhiming, ou Epitaphe à Wang Zhengnan, de Huang Zongxi;
-le Taiji quan pu, ou Recueil du Taiji quan, de Wang Zongyue
-le Neijia quanta, ou Méthode de boxe de l'école interne, de Huang Baijia
-le Changshi wuji, ou Livre des techniques martiales de la famille Chang, de Chang Naizhou
-les traités de la boxe Taiji de Wu Heqing (Yuxiang), Wu Chengqing, Wu Ruqing et Li Yiyu
-le Chenshi Taiji quan tushuo ou Explications illustrées de la boxe Taiji de la famille Chen de Chen Xin etc
# Posted on Sunday, 26 June 2005 at 4:29 PM
Edited on Friday, 19 August 2005 at 8:14 AM

Le style Wudang

Le style Wudang
Les secrets du Mont WUDANG La boxe Wudang est un courant opposé à la boxe Shaolin, le Wudang quan. C'est seulement à la fin du siècle dernier que le Taï ji quan (tai chi chuan), le Ba Gua Zhang et le Xing yi Quan se rassemblèrent pour devenir la locomotive du courant interne, le Neijia quan.
La légende veut que ce soit le taoïste Zhang Sanfeng qui soit le fondateur légendaire de ce courant au 13 ième siecle. Il réunirait selon un recensement récent les méthodes à mains nues suivantes:


1 - le Taiji quan "Wudang Zhaobao sanheyi " de Liu Huisi;
2- le style Hao de Taiji quan "Wudang Zhaobao" de Liu Rui;
3- le style Wu de Wu Yuxiang de Taiji quan;
4- le style Sun de Taiji quan;
5- le Wudang Taiyi wuxing quan (Cinq éléments du Suprême Un) de Jin Zitao;
6- le Wudan Shunyang quan (Yang pur) de Wang Zhaohui;
7- le Wudang Taiyi shenjian men (école de l'Épée Divine du Suprême un) quangong;
8- le Taihe quan (Grande Concorde) de Zhou Zhongming; 9- le Wudang Hengshan pai (école du mont Heng) Wushu de Zhang Kaiwen;
10- le shuishang Taiji quan (forme de Taiji quan se pratiquant dans l'eau!);
1 1- le Xingyi quan;
12- le Liulu (six séries) quan;
13- le Wudang Qiankun men (école Ciel et Terre) de Wang Shuzhang;
14- le style Zhang de Taiji quan de Wan Laisheng;
15' le style Zhaobao de Taijiquan;
16- les "cent huit mains" du Wudang qinna (saisies et luxations);
17- les "cinq poings" du style Yang de Taiji quan;
18- les techniques de poing des styles Sun et Wu de Taiji quan;
19- le Wudang shengong (OEuvre divine) Taiji quan de Wang Baoren;
20- le Wudang Longmen pai (courant Longmen) xinyi men (école du Coeur et de la Pensée);
21- le Wudang Taihe quan de Li Yongguang;
22- le Yunfang Taiji quan (Taiji quan taoïste);
23- le Ba zhi (forme basée sur le combat au sol);
24- Yingxian quan le (Immortel caché)
25- le Lubu meihua zhuang (le Pas du cerf des piliers de la fleur de prunier)
26- le Wudang Songxi liubu quan (la boxe des six pas de Songxi);
27- les Sanshiliu Yin Yang Shou (les trente-six mains Yin-Yang);
28- le Wudang Wuxing quan (boxe des Cinq éléments);
29- le Wudun Yin Yang Bagua zhang (cinq esquives Yin-Yang de la paume des Huit trigrammes);
30- le Hunyuan zhang (paume du Chaos originel);
31- le Wudang tiezhang gong (accomplissement de la paume de fer);
32- le Sanhuizhuan (trois rotations);
33- le Bagua zhang;
34- le Bagua lianhuan zhang (paumes enchaînées des Huit trigrammes);
35- le Wudang ziran Sanfeng pai (courant naturel de Sanfeng) Bagua zhang.

Comme l'indique cette longue énumération, le courant moderne de la boxe Wudang est hétéroclite et composé en grande partie de pratiques issues des boxes Taiji, Xingyi et Bagua qui n'entretiennent qu'un rapport symbolique avec le Mont Wudang.
# Posted on Sunday, 26 June 2005 at 4:36 PM
Edited on Friday, 19 August 2005 at 8:15 AM

Le style Shaolin

Le style Shaolin
En fait, les arts martiaux chinois que nous désignerons ici sous le nom de wushu, ont toujours été liés à l'histoire de la Chine. On trouve déjà leur trace environ 3000 ans avant Jésus Christ, sous le règne de l'empereur Huang Ti. Mais il faut attendre le sixième siècle pour voir apparaître le Kung fu Wushu.


En effet, c'est en 527 que le moine indien Ta Mo, plus connu SOUS le nom de Boddhidarma (Daruma en Japonais), arrive au monastère de Shaolin, dans la province de Honan. Le monastère, qui se trouvait sur le versant nord du mont Shao-Shih, avait été bâti environ 150 ans auparavant par l'Empereur Su Wen. Boddhidarma, vingt-huitième patriarche bouddhiste, avait quitté l'inde pour la Chine afin de transmettre le véritable enseignement du Bouddha à la cour impériale chinoise. Etant le fils du roi Sugandha, il avait été formé sur le plan des arts martiaux par le vieux maître Prajnatra. En arrivant au monastère de Shaolin, Boddhidarma trouva les moines en très mauvaise condition physique, ce qui les empêchait de pratiquer la méditation correctement. Il leur donna des notions d'hygiène, de médecine, et leur enseigna une série de 18 exercices afin de maintenir leur corps en bonne santé.
L'histoire et la légende s'accordent pour dire que de là date la création du Kung-fu moderne.( En fait, c'est la naissance du courant de kung fu de Shaolin) En l'espace de quelques siècles, les moines du temple de Shaolin devinrent célèbres à travers toute la Chine pour leur habileté aux arts martiaux.


Cependant. Au douzième siècle, Yueh fei, général de l'armée impériale, créa le Xing yi quan, un style interne basé sur son expérience du combat à la lance. Un siècle plus tard un moine, Zhang Sanfeng, imprégné des principes taoïstes, fonda le Tai Ji quan, probablement le plus populaire des styles internes( du courant Wudang).
Avec l'apparition de ces deux systèmes, la popularité du Kung-fu de Shaolin commença à décliner

C'est alors qu'au 16e siècle, apparaît Chueh Yuan. D'origine noble, cet expert en arts martiaux rejoint le temple de Shaolin et décide de réviser les 18 mouvements de Boddhidarma. Il les amène à 77 techniques. Puis il voyage à travers la Chine afin de compléter ses connaissances. Il revient au monastère avec deux autres experts, Pai et Li. Ensemble, les trois hommes mettent au point un système complet de 170 mouvements, contenant 5 styles qui, par la suite, serviront de base à des dizaines d'autres.

Mais l'histoire poursuit son cours en 1662, les Mandchous envahissent la
Chine et fondent la dynastie des Qing, mettant fin à celle des Ming.
L'empereur Kang Hsi, craignant des révoltes menées par les moines, décide de détruire le monastère de Shaolin. Cinq moines seulement échappent au massacre. Ils fondent une société secrète, la Triade, dont le mot d'ordre est : "chasser les Ching, ramener les Ming". Jusqu'en 1811, des centaines d'organisations semblables voient le jour. Leurs membres sont tous des experts en Kung-fu. Décidés à chasser les Mandchous qui usurpent le pouvoir, les partisans des Mings réalisent qu'ils ne pourront pas arriver à leurs fins tant que les étrangers (Allemands, Anglais, Français Américains et Japonais) installés en Chine soutiendront la dynastie en place. Ils décident donc de jeter les barbares à la mer". C'est en 1900, la fameuse "révolte des Boxers ". Une armée composée d'experts en Kung-fu assiège la partie de Pékin où résident marchands et diplomates étrangers. Après 55 jours de siège, une force d'intervention formée de soldas anglais, français et américains arrive à temps pour sauver la communauté occidentale. La révolte des Boxers est noyée dans le sang. Des milliers d'experts en Kung-fu périssent sous le feu d'une armée moderne qui bénéficie en outre d'un armement bien supérieur.
En 1949 lorsque Mao Tsé Toung prend le pouvoir, de nombreux maîtres quittent la Chine et partent s'installer a Taïwan avec Chang Kai Tchek. D'autres préfèreront aller à Hong-kong pour rejoindre des parents éloignés. Ce qui explique qu'aujourd'hui, le Kung-fu se trouve dispersé en trois centres essentiels :
1. La Chine Populaire (où il a longtemps été interdit).
2. Hongkong.
3.Taiwan, où de nombreux grands maîtres vivent depuis 1949.

On admet qu'il existe en Kung-fu environ une centaine de styles de base, ce qui, avec leurs variantes, nous amènent à plus de 350 styles différents. Même les Chinois s'y perdent !
Par exemple le style de la "mante religieuse", créé par Wang Lang au 17e siècle, s'est divisé par la suite en
- la mante à sept étoiles
- la mante au lotus
- la mante aux 6 combinaisons
- la mante de la porte secrète
- la mante à l'anneau de jade
- la mante aux 8 pas
- le Tai Chi de la Mante
- la mante rigide ...
et bien d'autres...

Partant des même bases, chacun de ces styles insiste sur un point particulier. Ainsi, la "mante aux lotus" se caractérise par un enchaînement de cinq coups de poing semblables aux cinq pétales du lotus ; la "mante de la porte secrète" se distingue par des attaques portées avec le coude à courte distance en posture très basse. Et ainsi de suite.
Parmi toutes ces écoles, une majorité se rattache au monastère de Shaolin. Souvent, cette appellation est purement nominale et le style n'a aucun lien réel avec le fameux temple. D'après la légende au dix-septième siècle, le monastère de Shaolin assiégé par les soldats mandchous fut détruit par un incendie. La plupart des moines périrent dans les flammes. Mais quelques-uns réussirent à s'échapper. Parmi eux, les Cinq Anciens, qui étaient chacun maître d'un des styles du monastère : la nonne Ng Mui, le maître de Zen Chi Shin, Pak Mei et Fung To Tak, deux maîtres taoïstes et Miu Hin, un disciple de Shaolin. Ils parvinrent à s'enfuir avec une poignée d'élèves. notamment Hung Hay Kwun, Luk Ah Choi et Fong Sai Yuk. Recherchés par les Mandchous, ils prirent de fausses identités et se dissipèrent à travers Chine. La nonne Ng Mui fut à l'origine la création du style Wing-Chun, Hung Hay Kwun et Luk Ah Choi fondèrent le style Hung Gar.
Enfin Fong Sai Yuk créa le style Hou Sing Chun (Five Pattern), basé sur l'observation du tigre, de la grue, du serpent, du dragon et du léopard. D'après la légende, c'est ainsi que Ies différents styles de Shaolin se diffusèrent à travers la Chine.
Par la suite de nombreuses sociétés secrètes virent le jour, telles les Triades. Le but était le renversement de la dynastie Mandchoue. Pour se reconnaître les uns des autres, les membres de ces sociétés secrètes faisaient référence au temple de Shaolin. Comme la plupart d'entre eux étaient des experts en Kung-fu, le nom Shaolin fut bientôt accollé à celui leur école : Shaolin Tang Lang, Shaolin Hung Kuen. etc... C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, la majorité des styles de Kung-fu se nomment Shaolin. A Taiwan, Si l'on demande à un sifu rencontré par hasard quel style il enseigne, il répondra presque sûrement : "Shaolin". Si on l'interroge davantage, il précisera : "Shaolin du Nord" ou "Shaolin du Sud".

En Bref :

Les styles internes (taoïstes) insistent davantage sur la respiration, le calme de l'esprit, le développement de l'énergie interne le Qi (Ch'i). Ils préconisent la défaite de l'adversaire à l'instant même où il attaque, en utilisant son énergie pour la réduire à néant.


Les styles externes (bouddhistes) mettent l'accent sur le développement physique, la musculation, la force des coups et la rapidité d'exécution.
En fait, cette classification interne externe, dur et doux, est assez simpliste.

De nombreux styles de Kung-fu sont formés par une combinaison de deux systèmes. La plupart préconisent d'ailleurs l'utilisation du dur contre doux, et du doux contre le dur.
En général, les Chinois divisent les différents styles de Kung fu en deux branches principales Nord et Sud d'après leur lieu d'origine. Chaque branche se subdivise en 2 groupes rigide et flexible, ce qui est plus réaliste que dur et doux. Le groupe rigide met l'accent sur des postures assez basses, avec des coups de poings puissants dans le Sud, et des coups de pieds dévastateurs dans le Nord. Le tout étant destiné au combat à courte distance, aussi bien dans le Nord que dans le Sud, avec des postures plus hautes. Suivant cette classification, le Wing Chun est un style flexible du Sud, alors que le Chang quan appartient à groupe rigide du Nord.
# Posted on Sunday, 26 June 2005 at 4:45 PM
Edited on Tuesday, 06 September 2005 at 7:16 AM

Le Wushu moderne

Le Wushu moderne
Paradoxalement, au début du Xxe siècle, l'influence occidentale et l'exemple du Japon où Jigoro Kano venait d'inventer le premier sport extrême-oriental, le Judo, furent probablement aussi décisives pour le renouveau des arts martiaux chinois que le réveil de l'orgueil national d'un peuple considéré alors comme "le malade de l'Asie" (dong ya bing fu). En 1909, à l'initiative du maître Huo Yuanjia, fut fondée à Shanghai "I'Ecole de culture physique Jingwu" (Jingwu ticao xuexiao) dont le nom changea neuf années plus tard pour "Association sportive Jingwu" (Jingwu tiyu hui). Prenant exemple sur les modèles étrangers, elle adopta des méthodes modernes d'enseignement et institua une progression technique privilégiant la pratique des enchaînements. Par ailleurs, elle contribua à la diffusion de certaines écoles traditionnelles en invitant, avant-guerre et pour l'ensemble de ses filiales, près de 300 experts à transmettre leurs styles respectifs. Parmi ceux-ci, on citera particulièrement Luo Guangyu du Tanglang quan (boxe de la Mante religieuse), Chen Zizheng du Yingzhua quan (boxe des Serres d'aigle) et Wu Jianquan le fondateur du style Wu de Taiji quan.


L'association fut représentée dans les provinces du Hubei, du Guangdong, du Guangxi, du Jiangxi et du Sichuan avant de s'implanter dans le Sud-Est asiatique, à Hong-Kong, Macao, Singapour, Kuala-Lumpur, au Viêt-nam etc.
A la charnière des ères dynastique et républicaine, le Taiji quan évolua vers la pratique de santé qui devait favoriser sa propagation. L'instabilité du nord du pays, déchiré par les appétits des seigneurs de la guerre, encouragea le déplacement des maîtres de cette discipline vers les grands centres urbains du sud, plus prospères. Adressant principalement leur enseignement aux classes aisées, ils acquirent rapidement une grande notoriété en donnant une image plus policée de la pratique de la boxe. Parmi les pionniers de ce développement, il faut retenir les noms de Wu Jianquan (1870-1942), qui fut le premier à effectuer une démonstration de Taiji quan à Shanghai en 1923, et Yang Chengfu (1883-1936) qui s'installa dans cette même ville cinq ans plus tard. Au cours des années trente, l'enseignement du Taiji quan se formalisa en styles distincts: "Wu" et "Yang" des experts précités, "Hao" de Hao Yueru (1877-1935 ) et "Sun" de Sun Lutang (1861-1933).

La période 1928-1937, au cours de laquelle la Chine retrouva un semblant d'unité, vit la création d'une institution nationale, le Zhongyang Guoshu guan, "Ecole Centrale des Arts nationaux" (c'est-à-dire "martiaux") fondée en 1927 à Nankin. Emanation du Guomindang, "le parti du Peuple", l'école, alors présidée par le charismatique Zhang Zijiang (1882-1963), partagea son action entre des départements de recherche, de publication et d'enseignement, ce dernier divisé en deux sections, l'une pour l'école externe (Shaolin men), l'autre pour l'école interne (Wudang men). on tenta d'organiser des rencontres sportives, combats à mains nues et aux armes courtes et longues. Toutefois, le premier "examen national" (guoshu guokao) qui en 1928 à Nanjing réunit 333 participants originaires de 17 provinces, se déroula dans une certaine confusion en raison de l'absence de réglementation: le nombre de blessés fut tel que le jury dut procéder à l'élection des vainqueurs! On distingua particulièrement un groupe de quinze athlètes parmi lesquels il faut citer les boxeurs Zhu Guofu (10), Gu Ruzhang, Wan Laisheng, Wang Yunpeng, Zhang Changyu, Zhang Yingzhen, Ma Yufu, Du Laigen... Cet événement historique démontra l'inexistence des extraordinaires pouvoirs prêtés par l'imagination populaire aux maîtres de la boxe chinoise. En passe de se transformer en sport, le "Guoshu" de la Chine nationaliste fut représenté par une équipe de démonstration aux Jeux Olympiques de Berlin. Les neuf athlètes qui la composaient furent pour les hommes Zhang Erding, Zhang Wenguang, un des principaux représentants officiels du Wushu en Chine à l'heure actuelle, Wen Jingming, Jin Shisheng, Zheng Huaixian, Kou Yunxing, et pour les féminines Di Lianyuan, Fu Shuyun et Liu Yuhua. Mais, le déclenchement de l'agression japonaise en 1937 mis un frein à ce développement sportif des arts martiaux chinois dont les principaux artisans de l'Ecole Centrale se replièrent dans l'île de Taïwan après la débâcle de 1949. Après la fondation de la République populaire de Chine le ler octobre 1949, le Wushu, appellation officielle qui remplaça le terme Guoshu, se modernisa selon deux axes principaux, l'exercice de santé d'une part, et celui du sport d'autre part.

Dans un discours de 1960, le président Mao encouragea la pratique des activités physiques auxquelles il associa la boxe Taiji. Pour rendre cette discipline sophistiquée accessible à tous, on créa, à partir de 1956, des formes simplifiées ou de synthèse: Taiji quan simplifié en 24 mouvements, 88 mouvements, 48 mouvements etc. -Les instances du sport s'organisèrent dès 1953 (Comité du mouvement sportif) qui donna naissance en 1958, à Pékin, à l'Association nationale de Wushu. La même année fut organisée une grande compétition nationale au cours de laquelle 820 athlètes rivalisèrent d'adresse, notamment dans les épreuves de Taiji quan et "boxe Longue" (Chang quan).Très prisée par les jeunes gens, cette dernière discipline dont les figures techniques constituent la base du Wushu, a intégré les principales postures, formes de coups portés avec le poing, la paume et le pied ainsi que les bonds et culbutes des boxes Cha et Hua, particulièrement populaires en Chine du nord. D'autres catégories majeures de ces épreuves techniques sont la "boxe du Sud" (Nan quan), la "boxe de la Forme et de la Pensée" (Xingyi quan), la "paume des Huit trigrammes" (Bagua zhang), la "boxe du Bras traversé" (Tongbei quan), et, pour le maniement des armes, l'épée, le sabre, le bâton et la lance. Aux démonstrations de boxe et d'armes, il faut ajouter les combats préarrangés (duilian), les chorégraphies de groupe (jiti biaoyan) et enfin, depuis les années quatre-vingt, le Sanda, sport de combat combinant la boxe poing-pied avec des prises de lutte. On a longtemps soutenu que les arts martiaux traditionnels avaient été éradiqués de Chine, la tourmente de la Révolution culturelle ne laissant subsister que des ersatzs sportifs. La grande manifestation qui, en 1981, réunit plus de deux cents amateurs âgés de sept à quatre-vingt sept ans (!) dans le Palais des sports de la province du Liaoning, démontra le contraire. Outre les démonstrations de boxe qui pour certaines donnèrent à voir des écoles très rares telles que le Taiji wuxing dui ou le Wudang taiyi wuxing quan, des équipes démontrèrent la pratique du combat libre à mains nues et aux armes courtes, les "poussées des mains" du Taiji quan, le Qinna, science des saisies et luxations, ainsi que le paidagong ou capacité à encaisser des coups violents sur le corps. Les nombreux maîtres qui refirent surface après l'arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping attestent, par l'incomparable richesse de leur savoir, que la Chine demeure en cette fin de siècle le plus riche foyer des arts martiaux d'Extrême-Orient.

Long fleuve charriant un héritage millénaire, le Wushu présente de nombreux affluents importants ou secondaires. L'Occident n'en connaît que ceux des rencontres sportives internationales dont la première eut lieu à Xi'an en 1985, et ces vitrines officielles de l'art traditionnel que sont le monastère Shaolin et le mont Wudang dont l'histoire reste largement ignorée. Un troisième embranchement, souterrain celui-ci, concerne les pratiques populaires. Mais pour l'heure, profitons du voyage et laissons-nous porter jusqu'à l'ombre des monts sacrés par ces deux courants qui en intègrent toutes les pratiques, Shaolin et Wudang.
# Posted on Sunday, 26 June 2005 at 5:20 PM
Edited on Friday, 19 August 2005 at 8:19 AM

Le Sanda et le Sanshou

Le Sanda et le Sanshou
Le wushu se départage en deux parties ( que c soit externe ou interne) le wushu ancien plus basé sur la vrai culture du combat ( pure et dure ) et le wushu moderne qui est plus une sorte de super gym c pour cela que ds les pays occidentaux les gens choissisent entre la forme de demonstration ( taolu) ou alor le Sanda ( la boxe chinoise) . En Chine ils nont pas c probleme car c st des entraimnts quotidiens dc ils st aussi fort en demo qan combat......
Le Sanda vien tt kuste darriver en occident et a mon avis elle va tre bien concurrencer les autres styles de boxe!!!!

Sanshou est un terme chinois composé du mot « san » qui signifie libre, relaché, et du mot « shou » qui signfie main. C'est un synonyme de sanda (où da = attaque). Pour simplifier, ces 2 termes désignent une application en combat libre de techniques martiales.

Le sanshou est l'évolution du wushu en sport de combat. Il intègre les 4 principales catégories d'attaques : ti (coups de pied), da (frapper = coups de poing), shuai (projeter), na (attraper) ; ainsi que les parades et blocages.

Le sanshou va plus loin dans les limites des sports de combat, et met l'accent sur les techniques de poing, de pied et surtout de projection permettant ainsi des stratégies de combat très élaborées. Bien que ces techniques soient autorisées dans d'autres sports de combat (kickboxing, taekwondo, muay tai, judo...), elles ne se combinent que dans le sanshou. Et c'est là que toutes les stratégies se forment.

Cette liberté dans les techniques imposent aux combattants des qualités de vitesse, de puissance et de précision.

En sanshou, la stratégie suit la règle du « commence plus tard, mais touche en premier » (hou fa xian zhi). Le fait de pouvoir projeter insite le combattant à reflechir à 2 fois avant d'effectuer un coup de pied, et de développer sa rapidité. De même, développe des faintes permet d'éviter les contres ou de contrer

Les buts

La philosophie du sanshou est la pratique d'un sport à la fois bon pour la santé, la condition physique et le bien-être, mais aussi en tant qu'arme d'auto-défense.

Dans un premier temps, le pratiquant apprend les techniques de base de coup de poing, coup de pied, et projection soit avec un partenaire, soit sur un sac de frappe.

Après avoir maitrisé ces techniques, peuvent commencer les applications en duel, pour développer l'endurance, la respiration, les réflexes, la rapidité de réaction.

Le but ultime est d'améliorer son agilité, sa puissance et sa rapidité avec un control total de ses mouvements et de ses émotions.

Histoire du Sanda

En 1924, le guomindang (partie national chinois) à créé à l'académie militaire Whampoa dans la province du guandong au sud de la chine, afin d'entrainer les troupes. De son alliance avec l'union soviétique en Janvier 1923, il instaura la discipline, l'endoctrinement et l'entrainement militaire d'inspiration soviétique.

Durant la guerre Russo-Japonaise (1904-1905), les russes ont perdu beaucoup de leur troupes dans les combats. Avec ces lourdes pertes, les dirigeants soviétiques ont compris la necessité de développer des méthodes de combat rapproché. Un projet officiel du partie communiste unifia ces methodes pour aboutir en 1917 à ce que l'on appel le Sambo.

Avec la richesse des arts martiaux traditionnels, les chinois avaient un support inestimable pour développer leur art de combat rapproché à usage militaire. Inspirés par la démarche des soviétiques, ils ont créé le sanshou.

Alors que ces techniques ont été créés pour le combat rapproché et la défense contre des armes de poing et armes à feu, les dirigeants ont voulu également en faire un sport qui pourrait être pratiqué en toute sécurité et intégré dans le programme d'entrainement. Cette nouvelle application permet à la fois de stimuler les pratiquants et de perfectionner leurs techniques avant de les appliquer en combat réél. La competition reproduit un état de stress qui se retrouve en combat réél.

A l'usage militaire, des techniques de coups de pied, de poing, de genou, de coude, de projection, de saisi et de combat au sol furent créées.

En tant que sport, le sanshou s'est débarassé des coups de genou, de coude, des techniques au sol. Pour des raisons de sécurité, un équipement obligatoire est exigé.

Le règlement en Competition

Comme dans tout sport de combat pratiqué en competition, le sanda/sanshou a un réglement. Avec les premiers championnats du monde de sanshou, les règlements des différentes fédérations (notamment française) se sont alignés sur le règlement international. En voici les grandes lignes (simplifiées):

les protections (cf encadré equipement)
l'aire de competition (cf encadré ring)
les coups autorisées :
coups de pied sautés ou non, au visage, au corps ou dans les jambes
coups de poings ou de main au visage ou au corps
balayages avant ou arrière, debout (gou tui) ou au sol (shao tui)
projection à une ou à deux mains
les coups interdits :
coups (de pied ou de poing) derrière la tête, au cou, aux articulations et à la colonne vertébrale
attaques avec la tête, le genou, le coude
techniques de luxations
attaque au sol contre l'adversaire
Un combat peut se gagner soit par K.O, soit par points si le temps règlementaire est écoulé. Les points sont attribués en fonction de la technique utilisée, par exemple : coup de pied sauté ou retourné à la tête = 4 points.

Les protections

Les protections suivantes sont obligatoires :

un casque (rouge ou bleu)
une coquille
un progège dents
un plastron (rouge ou bleu)
protections pour tibia et pour pied (rouge ou bleu)
les gants (8 ou 10 ounces en fonction du poids)

Le Ring

L'aire de competition est une plate forme carrée, de 8 mètres de cotés et surélevée de 60 cm. Elle est composée de bois et de métale pour la structure, et de matière souple pour la surface. Il n'y a pas de filets.
Les quatres cotés de la plate forme sont couverts de protections souples hautes de 20-40 cm et larges de 2 m.
Au centre de la plateforme est déssiné le schéma du yin-yang.
# Posted on Sunday, 26 June 2005 at 5:37 PM
Edited on Friday, 19 August 2005 at 8:22 AM